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ILE DE SEIN( Les Sénans ) |
Etymologie, histoire et patrimoine |
Origine du nom : peut-être du gaulois senos,
vieux, avec croisement avec le latin senus, courbe, par extension
golfe, baie. |
Le site de l'île de Sein est habité
avant le néolithique. En 43, le géographe Pomponius Mela
la signale sous le nom de Sena , située dans la mer britannique
en face du littoral des Osismes, célèbre par l'oracle d'une
divinité gauloise. Neuf prêtresses, les sènes, y ont
fait voeu de virginité éternelle. Aucune trace humaine ne
subsiste après l'époque gallo-romaine. L'insula seidhun
aurait été donné par Gradlon, le roi de Cornouaille,
à l'abbaye de Landévennec qui y établit un prieuré.
Pendant des siècles, l'abbaye continue à assurer le service
religieux de l'île. Au début du XVIIème siècle
, 39 Capistes épousent des Sénanes, et 39 Sizunais des Capistes.
En 1720, l'île compte 350 habitants et 412 en 1741. En 1824, 465
habitants se partagent 75 chaumières, possèdent 12 bateaux
et élèvent 75 vaches nourries au varech. En février
1804, pendant les hostilités napoléoniennes, les Anglais
occupent l'île le temps d'un naufrage. L'Etat fait livrer des vivres
et de l'eau en remerciement des services rendus. En 1858, les 598 habitants
vivent de la soude tirée du goémon, de la pêche aux
congres et aux vieilles. Ils profitent occasionnellement des naufrages,
mais exercent aussi les fonctions de sauveteurs. En 1940, les hommes de
Sein rejoignent le général de Gaulle en Angleterre. Il inaugure
en leur honneur le monument des Français libres le 7 septembre
1960. |
Phare de l’île de Sein Goul-enez © Pascal Gay - 2003 |
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Eglise St Guénolé © Pascal Gay – 2003 |
Eglise saint Guénolé Cette église placée primitivement sous le patronage de saint Collodan comprend une nef de six travées avec bas-côtés et un choeur dont les bas-côtés servent de sacristie. Saint Guénolé est, selon la tradition, le premier apôtre de l'île de sein. En 1613, dom Michel Le Nobletz y prêche une mission et instruit François Guilcher, surnommé "le Su", qu'il charge de l'instruction religieuse des îliens. Une inscription en breton indique, à l'intérieur de l'église : "Édifiée grâce aux offrandes des braves gens et au travail des paroissiens. Les hommes ont tiré les pierres de la grève et les femmes les ont transportées sur leur tête jusqu'ici". |
Chapelle saint Corentin XVIIème - XXème siècles Cette chapelle est reconstituée par l'abbé Marzin, le recteur, qui se fait maçon et menuisier. Il déterre la dalle de l'autel primitif, marquées des croix de consécration. La statue de saint Corentin, évêque de Cornouaille, possède une crosse mobile, qui sert à indiquer les points cardinaux aux marins. La fontaine située dans le placitre passe pour guérir les enfants atteints de tuberculose. |
Chapelle Saint Corentin © Pascal Gay – 2003 |
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Ar Brigourien ( les causeurs) © Pascal Gay - 2003 |
Les menhirs Ar Brigourien (néolithique) Ces deux menhirs sont appelés Ar Brigourien, les causeurs, à cause de leur profil. Un sentier bordé de pierres verticales, sorte de voie sacrée, joignait le tumulus de Nifran, désormais disparu, aux deux menhirs. (Cl.M.H.1901).
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Le phare de Men Brial © Pascal Gay - 2003 |
La croix du Nifran (1776) © Pascal Gay – 2003 |
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Ancienne pompe du puit de saint Guénolé © Pascal Gay – 2003 |
Source : base de données Mérimée Ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine Le Patrimoine des Communes du Finistère |
Sites sur l'île Sein :
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Conception et réalisation : J. Evenat |